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Année : 1368 CV

Auteur : Troy Denning
Traducteur : Isabelle Troin
Couverture de : Fred Fields

Numéro : 60
Parution : Novembre 2002
250 pages

Titre original : Faces of Deception (1998)
Traduction non intégrale

ISBN : 2-265-07288-5

Edition Milady :

Résumé :

    Atreus d'Erlkazar est-il l'être humain le plus laid du monde ? Une question, on peut le comprendre, dont il n'est pas pressé de trouver la réponse. Malgré les souffrances qu'elle lui inflige, cette disgrâce le met au moins à l'abri des assassins qui poursuivent les autres membres de sa famille. Une maigre consolation pour un jeune homme au coeur débordant d'amour et à l'âme de preux chevalier...
    Quand la déesse de la Beauté lui confie une étrange mission - découvrir ce qui se cache vraiment sous ses traits repoussants - , il se croit d'abord victime d'une mauvaise plaisanterie... céleste. Mais au fond, qu'a-t-il à perdre, puisque la vie, dès le berceau, l'a privé de tout ?

Mon avis :

    Il vous est probablement déjà arrivé de lire un livre en vous demandant "Mais où l'auteur peut-il bien vouloir aller ?" Eh bien c'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant "Cette beauté que la laideur nous cache". Cette aventure d'un homme laid, adepte de Sunie (déesse de la beauté), qui pour devenir beau va accepter de traverser les Royaumes Oubliés pour une mission que lui a confié sa déesse, est plutôt ennuyante. Dans une première partie, on découvre rapidement les personnages principaux, poursuivis par une armée sans qu'on en sache vraiment la raison (on le poursuivrait seulement parce qu'il est laid, ça laisse songeur...). Ensuite, dans la seconde partie, les personnages sont toujours poursuivis, mais par un autre ennemi, un démon esclavagiste. Dans ces deux premiers tiers du roman, on a donc le droit à une succession de combats assez bien racontés par Troy Denning cependant, mais tout cela reste tout de même répétitif et ennuyant, surtout qu'on ne voit toujours pas où veut en venir l'auteur. Auteur qui a glissé dans son roman diverses allusions sexuelles qui à mon avis n'apportent rien au livre, bien au contraire.
    Arrive alors la dernière partie du livre, qui remonte un peu son niveau sans pour autant en faire un roman remarquable. Cette dernière partie donne un semblant de raison au fait que ce roman fasse partie de la séquence des empires perdus. On y aura le droit encore a quelques combats, ainsi qu'à d'autres allusions sexuelles qui n'ont pas tellement leur place dans un tel roman. Et jusqu'au bout, on se demandera où l'auteur voulait en venir. D'ailleurs le livre se termine un peu en queue de poisson, et on reste encore interrogatifs une fois le livre fermé, se demandant bien quelle conclusion on peut tirer d'une telle aventure.
    Ainsi, "Cette beauté que la laideur nous cache" entre plutôt dans la liste des romans de la collection qui sans être extrèmement mauvais sont loin du niveau de beaucoup d'autres. Ceux qui comme moi liront tout la collection ne passeront pas, évidemment, par dessus celui là, mais aux autres, je ne leur conseillerais pas de le lire car il n'apporte vraiment rien. C'est le genre de livre qu'on oublie rapidement.

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