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22 Uktar 1356CV - 18 heures

L’astre diurne se couchait à l’horizon, faisant s’allonger les ombres. La lumière orangée donnait à la nature prête à s’endormir pour le long hiver une belle teinte cuivrée. Les arbres commençaient à s’effeuiller. Les feuilles tombées au sol formaient un tapis bruissant que foulaient les pas d’un voyageur. Il avançait d’un pas sûr.

- Tu es sûr que c’est lui ? chuchota une voix. Je ne me rappelle pas l’avoir vu équipé de la sorte.
- Ca ne peut être que lui. Petit, barbe rousse, c’est ce qui est marqué.
- Il a l’air de savoir se battre. Si ce n’est pas celui que nous devons éliminer, je ne suis pas sûr qu’on ait le dessus.
- Et alors, il est tout seul. A nous deux on a déjà tué plus fort que ça.


A pas de loup, ils se mirent à sa poursuite. Le nain marchait. Mû par un pressentiment, il s’arrêta brusquement et se retourna. La forêt résonnait de bruits d’animaux. Il scruta les environs, sans rien y voir de suspect. Il avait pourtant la désagréable impression d’être observé. Les deux ruffians s’étaient plaqués au sol, dissimulés derrière des fourrés. Le nain reprit sa route, non sans avoir ouvert discrètement le fourreau qui pendait à sa ceinture. Il restait sur le qui-vive. Les bandits se regardèrent, et conclurent qu’il était temps d’agir. Ils se précipitèrent sur le nain. Avec une habilité qui dénotait un entraînement long et intensif, le nain se baissa, saisit sa hachette et donna le premier coup. Emporté par son élan, le ruffian roula au sol, l’avant-bras tranché tenant encore dans la main une dague. L’autre bandit, armé d’une épée, attendait le nain.

- Eh, l’nain, tu t’appelles bien Dwalgnar. lança le ruffian
- Je ne m’appelle pas Dwalgnar. Et ça ne vous donne pas le droit de me tutoyer. fit le nain.
- On va dire que t’es pas Dwalgnar. Tu m’expliques pourquoi tu lui ressembles comme deux gouttes d’eau alors ? Barbe rousse, petite taille, t’es son portrait craché alors !
- Et je suppose que tu comptes tuer tout ce qui ressemble à cette description ?
- Tout juste, p’tite tête. Sauf que j’ sais quand même faire la différence entre un halfelin, un gnome et un nain.
- Ah, je t’écoute. Ça me sera toujours utile.
- Les halfelins vont pieds-nus, les gnomes rotent leurs navets et les nains ont la barbe rousse, c’est facile. Et comme toi, t’as la barbe rousse, t’es forcément un nain.
- Et les humains n’ont pas de tête…
- En tout cas, c’est pas avec cette petite chose que tu vas me tuer. fit le bandit avec une légère ironie
- Si tu veux, j’ai la taille au-dessus. dit le nain en passant sa main dans le dos.


Le bandit ne put dire un mot. Le nain avait remis sa petite hachette au fourreau et sorti une robuste hache de guerre de facture naine, toute en métal, même le manche. Et visiblement, il avait l’air de savoir s’en servir. Le tranchant de la lame émit un son cristallin. Le bandit tentait de comprendre. Celui qu’il cherchait sous le nom de Dwalgnar était bien à l’endroit qu’on lui avait indiqué. Et ça devait être facile, puisqu’il n’était pas censé être armé. Et voilà qu’il se retrouvait face à un nain hargneux, armé jusqu’aux dents. En lui même, il commençait à regretter de l’avoir provoqué. Il voyait le corps de son acolyte, gisant avec un avant-bras en moins. Le combat fut bref. N’ayant ni la force, ni l’entraînement de son adversaire, le bandit succomba. Le nain, restait sur le qui-vive. Il ramassa l’épée du bandit mort. Il pouvait y en avoir d’autres, et il n’est jamais judicieux de laisser traîner une arme. En tout cas, il ne savait pas ce qui était reproché à celui qu’il avait nommé Dwalgnar. Un sifflement le fit tressaillir. Un autre nain venait d’arriver, juché sur une mule. Sur chaque flanc, il y avait deux besaces gonflées.

- Eh ben, tu les as mouchés comme il faut. dit le nouvel arrivant
- On va juste dire que je déteste me faire attaquer par des bandits. Ils cherchaient un certain Dwalgnar. Mais on dirait que tu as eu chaud. On dirait que le Peuple Vigoureux n’est pas trop apprécié, par ici. dit-il en voyant le nouvel arrivant.
- Ça, c’est sûr. Mais bon, je ne vais traîner ici. Peut-être que toi aussi, tu en as après moi ?
- Rassure-toi, je ne te veux aucun mal. Dwalgnar, je présume ?


Ecrit par Arwald
D'après une idée de : Morcar

22 Uktar 1356CV - 18 heures

- Oui, je suis bien Dwalgnar Grinbar. Je suis… une sorte de marchand ambulant. Et toi, que fais-tu ici ?
- Je me nomme Glorthic Nyrdek, guerrier au service du Morndinsamman. J’ai quitté la forteresse d’Adbar il y a quelques semaines. Je suis à la recherche de mon jumeau tonnerre.
- Tu crois réellement à ces bêtises ? dit Dwalgnar en éclatant de rire.
- Suffisamment pour suivre mon instinct, oui. C’est la première fois que je quitte les cavernes.
- Les cavernes, ça fait un bail que j’y ai pas mis les pieds.
- Mais alors, en quoi crois-tu ?
- Je ne crois qu’en deux choses dans la vie, l’or et la bière. Et quand une donzelle veut bien de moi, eh bien, tu vois...


Les deux nains éclatèrent d’un gros rire, qui retentit dans toute la forêt.

- Trêve de plaisanterie, fit Glorthic, tu connais un endroit où on pourrait dormir ? Je n’ai aucune idée de l’endroit où nous nous trouvons.
- Nous sommes non loin de Luskan, une cité de grande taille. Nous pouvons y être dans deux heures en suivant la rivière Mirar.


La nuit commençait à étaler son voile de ténèbres. Les deux nains étaient en vue de Luskan. La forêt avait cédé la place à une grande plaine pelée et désolée, ne laissant aucune possibilité de cachette ou de repli à ceux qui approchaient de la ville. Deux gardes étaient de faction à la porte orientale de Luskan.

- Tiens, regarde un peu qui s’amène. Le nain Dwalgnar. fit l’un des gardes. Je le reconnais. Il a toujours sa vieille bourrique.
- En tout cas, je dois avoir trop bu, je vois deux nains.
- Alors, moi aussi. On devrait pas forcer sur le vin de fromage de Catoblepas pendant le service.
- Si ça continue comme ça, on va en voir quatre…
- Bonsoir mes braves ! lança Dwalgnar.
- Dwalgnar, ça faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vu ici. Je suppose que tu viens pour vendre ta camelote ?
- Ouais, mais là, on a besoin de dormir. La route a été longue.
- Tu nous avais pas dit que tu avais un frangin...
- Je disais à Ron que je pensais avoir trop bu.
- On fait route ensemble pour le moment, mais nous ne sommes pas frères.
- Bon, comme il est avec toi, vous pouvez entrer.


Les deux nains pénétrèrent dans les faubourgs de Luskan. Glorthic regardait la ville. Elle lui semblait misérable et pouilleuse. La rivière, canalisée pour alimenter le port en eau, était sale et charriait toutes sortes de déchets : des tonneaux crevés, des sacs rapiécés… Des légumes pourris flottaient, de même que des cadavres d’animaux, ajoutant à l’atmosphère une odeur pestilentielle. Glorthic avait même cru discerner des corps entre deux eaux, mais il n’en était pas sûr. Des rats nageaient dans l’immonde bouillon de culture, se battant pour des trognons de choux. De jeunes enfants s’approchèrent des nains, la main tendue en avant. Glorthic allait porter sa main à sa bourse, quand Dwalgnar retint son geste et lui glissa à l’oreille.

- Surveille tes poches, Glorthic. Ce quartier est riche en voleurs et malandrins de toutes sortes. Si tu devais donner une pièce à tout ceux qui demandent, tu serais vite réduit à faire comme eux.

La taverne que connaissait Dwalgnar semblait moins miteuse que le reste du quartier. Glorthic pénétra le premier dans la pièce principale. Il faillit tomber à la renverse, tellement l’air lui semblait lourd et irrespirable. Des odeurs de graisse brûlée, de crasse, de sueur, mêlées à celle d’alcool frelaté formaient un remugle des plus repoussants. Des hommes buvaient des chopes de bières, d’autres entonnaient des chansons paillardes. D’autres plus avinés, émettaient des borborygmes qui faisaient penser à un rothé en train de ruminer. Les deux nains se frayèrent un chemin vers une table. Ayant reconnu Dwalgnar, une jolie jeune femme apporta de quoi boire et manger. Glorthic commença à boire sa chope. Il avala le contenu d’une traite en faisant une horrible grimace. Le rire tonitruant de Dwalgnar se fit entendre malgré le brouhaha. Il s’était habitué aux bières humaines, insipides pour un vrai nain. Il en était même venu à apprécier d’invraisemblables liqueurs, comme la bière de Turmish des gnomes.

- Si vous voulez, je crois que mon père garde dans sa cave un tonneau de bière de meilleure qualité. fit la jeune fille.
- Je crois que ça fera plaisir à Glorthic. Mais ne te sens pas obligée, Tyowyn.
- C’est uniquement parce que je connais bien Dwalgnar que je vous le propose. On jurerait que vous êtes de la même famille. Vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau.
- Je ne sais pas si je suis de la même famille que Dwalgnar. En tout cas, c’est bien aimable. J’ai bien cru que c’était de la limonade qu’on m’avait servie. fit remarquer Glorthic.
- De la limonade ? La plupart de nos clients tombent raides avec une seule chope de cet hydromel, et vous appelez ça de la limonade ! J’ose à peine imaginer ce que vous buvez d’habitude. dit Tyowyn en riant. Je vais vous chercher ça.
- Je vais finir par croire à ton histoire de jumeau tonnerre. dit Dwalgnar en rigolant.


Quelqu’un dans la taverne se mit à crier, et le silence se fit. Un humain, de forte stature, et au visage constellé de verrues, interpella Dwalgnar.

- Dis donc, le nain, je t’ai dit que je ne voulais pas te voir ici. Dégage, avant que je te sorte à grands coups de pieds au cul !
- Viens-y donc, moule à gaufre ! fanfaronna Dwalgnar.
- Et en plus, tu t’ crois drôle ! Mais j’te rappelle qu’t’es tout seul. Hrusk, va m’chercher ce nabot !


Un demi-orque s’approcha de la table. Dwalgnar mis sa jambe en travers. Il trébucha soudain. La taverne éclata de rire. Profitant de la chute, il sortit de sa manche une matraque et lui en mit un bon coup sur la tête. Le demi-orque en était quitte pour un bon mal de crâne. L’homme courut vers la table. Il eut soudain le souffle coupé. Glorthic, qu’il n’avait pas remarqué, venait de lui coller un coup de poing dans l’estomac. L’homme, plié en deux, tentait de reprendre sa respiration. Il s’affala au sol, achevé par un coup de coude sur l’arrière du crâne.

- J’avais complètement oublié ce crétin. dit Dwalgnar. Question, tu gardes toujours ton armure sur toi ? C’est que tu aurais pu tuer ce minable.
- Ah, j’ai tellement l’habitude de la porter que je n’y fais même plus attention.
- Déjà que tu es fort, si en plus, tu portes tes coups avec un gantelet en métal… Pour ce qui est de cet idiot de Jermiah, je pense qu’il ne m’embêtera plus pendant un moment.
- Ouh, ma tête ! dit l’homme en se relevant. Eh, lequel est Dwalgnar ?
- C’est moi, tu ne me reconnais pas ?dit Dwalgnar en rigolant.
- Et l’autre, c’est qui alors ? La prochaine fois que je te vois, je te fais la peau ! Foi de Jermiah, je le jure. dit-il en regardant Glorthic.
- Alors, que Clanggedin ait pitié de toi. La prochaine fois que tu m’attaqueras, je ne ferais pas que t’assommer. Allez, emmène ton copain et ne m’importune plus.


Glorthic le poussa d’un brusque coup de pied au postérieur. Jermiah s’affala devant le comptoir. Il n’aurait jamais soupçonné ce nain d’être aussi costaud. Hrusk reprenait lui aussi ses esprits. Il soutenait Jermiah, qui avait encore l’air sonné. Une bosse s’était formée sur l’arrière de son crâne et il se tenait le ventre. Ils se retirèrent sous les quolibets de la taverne. La jeune fille revint alors avec un plateau chargé de deux petits tonnelets couronnés d’une mousse crémeuse et d’un plat en terre cuite. Dwalgnar lui fit un clin d’œil. Glorthic jaugea le tonnelet qui lui avait été apporté. Il faisait bien l’équivalent de cinq pintes. Il goûta la bière. Sa barbe rousse se retrouva ourlée d’écume.


1 - Excellent !


- Fortræffelig ! 1 s’exclama Glorthic, après avoir roté bruyamment. Ça, c’est ce que j’appelle de la bière. Il ne manque plus qu’un bon ragoût de rothé et le repas sera parfait.
- En veux-tu en voilà. fit Dwalgnar en retirant le couvercle de la terrine. La taverne ne paye peut-être pas de mine, mais au moins on est bien servi. Et je peux te dire que c’est fort rare à Luskan.


Le plat était rempli à ras-bord de viande rôtie. Il reconnaissait le coup de main de Tyowyn. Repus, ils montèrent dans la chambre qui leur avait été dévolue. Glorthic se coucha sur le lit et s’endormit comme une masse. Il ronflait aussi fort qu’un escadron de bûcherons d’élite en train de débiter des chênes séculaires en fines planches. Dwalgnar attendit quelques instants, puis s’éclipsa discrètement. Tyowyn l’attendait dans le couloir.

23 Uktar 1356 CV - 7 heures

Le jour commençait à poindre à l’horizon. Glorthic se réveilla, et comme tous les matins depuis qu’il avait quitté Adbar, il se plongeait dans une prière à Moradin, pour poursuivre sa quête. Glorthic était un fidèle de Clanggedin Barbedargent, en qui il se reconnaissait. Il s’adressait aussi à Moradin, comme la plupart des nains d’écu. La porte de la chambre s’ouvrit. Dwalgnar entra. Les deux nains pendant une fraction de seconde furent recouverts d’une pâle aura. Glorthic baissa la tête, et posant son poing droit sur son cœur, remercia Moradin.

- Qu’est-ce qui se passe ?fit Dwalgnar. Tu pries ?
- Oh, je fais ça tous les matins. Mais je ne suis pas prêtre pour autant. Mais dis donc, tu as de la paille dans les cheveux et la barbe. Tu as dormi à l’écurie ? demanda Glorthic, sur un ton grivois.
- Euh oui, faut dire que tu ronfles fort. Comme je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai été avec … euh ma mule. dit Dwalgnar en bafouillant.


Les deux nains rassemblèrent leurs affaires. Ils descendirent dans la taverne. Tyowyn rajusta vivement ses vêtements en voyant arriver les deux frères. De la paille tomba de son jupon. Elle esquissa un petit sourire crispé en voyant que Glorthic semblait avoir compris. Elle s’approcha discrètement.

- Ne dites rien, chuchota Tyowyn, qui avait l’air gênée par la situation.
- J’ai tout de suite compris quand Dwalgnar est entré dans la chambre ce matin.
- Le souci est que Dwalgnar a une ardoise assez importante ici, et que mon père ne veut pas le laisser partir sans payer ses dettes.
- Est-ce que ceci pourrait faire l’affaire ?demanda Glorthic en donnant une petite bourse à Tyowyn.


La jeune fille fut surprise en ouvrant la petite bourse que lui avait donnée Glorthic. Elle contenait une dizaine de pièces de platine. C’était la première fois qu’elle en voyait. Elle avait plus l’habitude des monnaies de cuivre plus ou moins fausses qui circulaient dans les faubourgs de Luskan, alors, des vraies pièces de platine, c’était rare d’en voir dans ce quartier pauvre du faubourg. Dwalgnar regarda avec des yeux ronds. Il se disait qu’il ferait mieux de rester avec Glorthic, ça permettrait de régler pas mal de problèmes. Tyowyn cacha l’escarcelle dans son corsage, pour la soustraire à toute tentation.

- Soyez prudents, tous les deux. Et encore merci Glorthic, dit Tyowyn.

Les deux nains firent au revoir de la main. Dwalgnar tenait le licou de sa mule et Glorthic marchait à ses côtés.

- Et maintenant, où va-t-on ? demanda Glorthic ?
- Je pensais quitter le Nord, me faire oublier pour un temps. Est-ce que tu n’aurais pas une idée ?
- Pourquoi ne pas aller à Adbar ? proposa Glorthic
- Euh, franchement, tu n’aurais pas mieux à me proposer ?dit Dwalgnar d’un ton dépité.
- Je peux te poser une question ? Si nous devons voyager ensemble, et qu’en plus, je doive payer tes dettes, je voudrais quand même en savoir plus sur toi.
- Je te dois bien ça, je crois. Pendant quelques années, j’ai parcouru la Route Noire du Zhentarim, mais clandestinement. dit Dwalgnar, résigné.
- C’est pour ça que tu m’as dit être une sorte de marchand ambulant ?
- Ben, euh, oui, en fait, je n’étais pas sûr de ta réaction. Je convoyais des marchandises qui intéressaient les Zhentillards, mais sans payer l’octroi. J’étais très fort pour ça.
- Mais ça ne nous dit toujours pas où on va aller.
- Ben, il me semble que pour ta quête du jumeau tonnerre, de ce que je me rappelle, tu dois savoir par où te diriger, non ? Je te vois prier, manœuvrer tes grigris,… Ça me rappelle l’époque où je séch… suivais le catéchisme au temple de euh, … Vergadain. Disons que faire la route à deux, ça m’arrangerait bien…
- Je me doute, vu que je paye tout. remarqua Glorthic. Et s’il s’avère que tu es mon jumeau ?
- Ne me fais pas rigoler, j’ai jamais cru à ces calembredaines ! Tu sais, les bondieuseries, ça n’a jamais été mon fort. Pour moi, les dieux sont tous les mêmes. Ils exploitent la naïveté de leurs fidèles dans un seul but : gagner de l’argent. J’aurais dû me faire prêtre, tiens, plutôt que de convoyer des marchandises.
- Et au moins, ça t’aurait peut-être évité d’être poursuivi par une organisation criminelle...


Dwalgnar pouffa. Il sortit de l’une des besaces une carte du Faerun septentrional. Elle couvrait une zone assez vaste, allant du glacier Reghed au désert d’Anauroch. En bas de la carte se trouvaient la ville de la Porte de Baldur et l’auberge du Brasamical. Glorthic regardait la carte avec attention. Il tentait de voir où se trouvait la citadelle d’Adbar. D’autres mentions avaient été ajoutées sur la carte. Des auberges, des routes secondaires, des emplacements sur des portions inhabitées. Dwalgnar s’était sans doute beaucoup servi de cette carte et semblait bien connaître le Nord de Faerun.

- Que penses-tu de ça ? Auberge du Brasamical… fit Glorthic, en pointant un lieu sur la carte.
- Pourquoi pas, mais c’est très loin au sud. remarqua Dwalgnar. Il va nous falloir au moins quatre à cinq mois pour aller là-bas. Mais bon, si on est assez rapides, on devrait arriver à Eauprofonde dans deux mois. Parce qu’on est proche de la saison froide.
- Il faudrait peut-être qu’on se trouve des montures ?
- Rien de mieux pour se faire repérer. Mon cher Glorthic, tu as encore beaucoup à apprendre sur la surface. Bon, le Brasamical, ça me convient. C’est suffisamment loin du Nord.


Les deux nains prirent la route du Sud vers Port Llast. Ils dépassèrent l’auberge du Griffon Vert et s’enfoncèrent dans la forêt.

Episode 3 - Les jumeaux Tonnerre
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